Discordance. Couleurs.

Couleurs. Le linge sèche. Le vent claque. Les fils se tendent, discordance. Couleurs. Le linge sèche. Le vent souffle.
Les cordes tendues permettent le mouvement et l’immobilité, courent le long des façades chaudes, rugueuses. Couleurs.
On marche dans la rue. On pourrait ne pas prêter attention à ces traces des présences et des vies, aux heures les plus chaudes, lorsque les rues sont vides. On pourrait ne pas les remarquer. Mais tout de même, elles sont là. Elles assurent que la vie suit son cours, que la cohérence est sauvegardée de la texture du monde.
Couleurs. Les enfants ont renversé de la grenadine. Les mains des adultes ont remis une chaîne de vélo. Le linge sèche. Le vent claque. La vie continue.

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Textes : Isabelle Pariente Butterlin
Photos : Louise Imagine

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