Rouge. Blanc (réflexion).

Bon, j’y retourne, inutile de me presser, je me lave les mains et j’y retourne, ils seront sans doute arrivés mais ce n’est pas grave, de toutes façons, la table est réservée, le maître d’hôtel la leur indiquera. Donc j’y retourne. Je prends mon temps, je me lave les mains, je les essuie consciencieusement, surtout, rien de pire que de tendre une main humide, et j’y retourne.
Voilà, c’est bon. Je suis présentable ? Mon rouge-à-lèvres ? Non c’est bon. Et je n’ai pas filé mon collant ? Ces chaussures … Non c’est bon, j’ai une sale tête aujourd’hui, ils ne s’en apercevront pas, et de toutes façons je ne suis pas là pour leur plaire, tant mieux d’ailleurs, c’est bon, je peux y retourner. Oui, c’est … enfin bon, je ne peux rien faire de toutes façons.
Dans les films, il y a toujours une petite fenêtre pour s’échapper par là. Pas facile de passer en jupe dans … moi je dirais un finestrou mais c’est du patois … fenestron ? … pas facile avec cette jupe mais en passant le haut du corps d’abord et en pivotant, ça devrait être possible … les films ont cette supériorité sur le réel qu’il y a une petite fenêtre par laquelle … bon j’y retourne.

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Textes : Isabelle Pariente Butterlin
Photos : Louise Imagine

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2 réflexions sur “Rouge. Blanc (réflexion).

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