Otto e mezzo (sempre)

Alors j’ai pris la bretelle de sortie et j’ai roulé vers le ciel, droit vers le ciel qui se déchiquetait comme une fumée. Comme un rêve au matin. J’ai roulé droit vers le ciel qui devenait de plus en plus incompréhensible. Mais qu’est-ce que cela peut faire que le ciel soit incompréhensible ? Comme si la vie était compréhensible. Comme s’il était possible de comprendre la moindre chose à notre point d’insertion ici et maintenant dans le réel. Alors j’ai roulé droit vers le ciel en remontant les phrases jusqu’au cœur du silence.

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Textes : Isabelle Pariente Butterlin 

Photos : Louise Imagine

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