Ouverture les yeux fermés

Fenêtre claque, le vent, je ne dors pas, ne rafraîchit rien, il doit venir, je ne dors pas, d’un désert lointain, il a traversé, sans doute, sans obstacle pour nous venir des lointains brûlés assoiffés, soif d’un ailleurs sans obstacle, fenêtres ouvertes grand sur le monde et la nuit, vent chaud, personne n’a, fenêtre claque, attaché les volets pour se prémunir contre le vent, fenêtre claque, les rêves entrent dans son sillage, le vent chaud qui traverse, chaud, mon sommeil contrarié de la fenêtre qui claque, fenêtre ouverte sur le vent chaud qui claque, et les volets le laissent passer, vent chaud, il soulève un rideau, fenêtre claque, et rien n’y peut, paupières fermées qui ne servent à rien contre le vent chaud venu d’un ailleurs sans obstacle qui aimante les rêves.

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Textes : Isabelle Pariente Butterlin 

Photos : Louise Imagine

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