La ville les yeux mi-clos

J’ai rouvert les yeux, et je n’ai plus rien reconnu. Tout autour de moi, les fondations, les murs, les sols, tout ce qu’il y a de plus solide était en train de se transformer. Il avait fallu le temps d’un clignement de paupière à la ville pour prendre des allures de rêve. Je n’ai rien reconnu. Une poussière très légèrement irisée effaçait les contours. Les silhouettes qui s’arrachaient à elle et se détachaient encore ne prenaient pas garde à moi, et n’ont répondu à aucune de mes questions. Je me suis avancé dans ce labyrinthe ponctué de cerceaux de lumière, qui semblaient soutenir toute cette architecture pour moi inconnue. Et je me suis enfoncé dans un rêve connu de moi seul.
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 La ville les yeux mi-clos

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Textes : Isabelle Pariente Butterlin 

Photos : Louise Imagine

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