Horizons

On sait que ce n’est pas vrai, c’est seulement un mauvais rêve, mais il semblerait que l’architecture de la ville rentre dans les chairs et enserre de plus en plus. Que les murs se rapprochent, se resserrent, se frôlent pendant que nous essayons seulement de passer, de récupérer un ailleurs, de repérer un horizon. Il doit bien y avoir, quelque part, un horizon à notre portée. On admire alors, tant le manque en est grand, la résistance de l’horizon à toute emprise marchande. Pourtant, il serait facile de l’insérer dans une publicité et d’en faire un produit commercial de choix, en pariant sur une demande exponentielle (du moins en ville). On ouvrirait une entreprise de livraison à domicile : L’horizon express. On proposerait des produits d’un peu partout, même du Grand Canyon ou de la mer de Chine. L’horizon, même fragmenté, est favorable à la rentabilité, et permet de prévenir les mots urbains liés au stress ; par ailleurs, des études ont montré qu’il réduisait l’agressivité, comme la musique classique dans les parkingsOn ferait des remises sur le dixième horizon acheté, et un tarif promotionnel sur certaines régions où on en trouve beaucoup, comme la Beauce. Le problème c’est qu’il ne se laisse si fragmenté, ni conditionné. Mais sinon je suis sûr que c’est une bonne idée.

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Textes : Isabelle Pariente Butterlin

Photos : Louise Imagine

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Une réflexion sur “Horizons

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