Épuisement

C’est depuis ce matin. Depuis ce matin c’est comme ça. Je ne sens plus mes jambes. Je ne sens plus ma tête. Tout est machinal. Heureusement que tous les gestes sont machinaux. Même les gestes machinaux, je n’y parviens plus. Depuis ce matin, et nous sommes toujours le matin. La journée n’avance pas. Les rues s’étirent. S’allongent. Et les ombres sont toujours aussi courtes. Ça n’avance pas. Même machinalement, en se retenant aux habitudes, je n’y arrive plus. Nous ne sommes toujours que le matin. C’est un matin qui n’en finit pas, qui ne mène pas au soir, le soir est à une distance infinie, il faudrait traverser la mer pour l’atteindre, et je suis là, épuisé, à ne pas même pouvoir monter un escalier.

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Textes : Isabelle Pariente Butterlin

Photos : Louise Imagine

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Une réflexion sur “Épuisement

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