Aquarium

On ne se penchera pas, on ne regardera pas, on n’esquissera aucun mouvement vers la ville, vers la vie, les places sont uniquement prévues pour être occupées par des cubes métalliques motorisés et immatriculés, pas pour qu’on s’y arrête ni qu’on regarde le monde en penchant la tête un bref instant, comme si on pensait à des possibles et à des échappées, des cheminements, des zébrures erratiques de l’espace. Le soleil projette un trapèze de lumière et de chaleur qui ne caresse que le bitume et à laquelle les pieds nus dans les sandales d’été ne s’arrêteront pas. Striures géométriques indiquant à chacun sa place, désertée pour le moment, indifférentes à cette géométrie solaire. Nous ne sommes pas en été.
Pour le moment, personne ne passe, et les images, comme les présences, s’effaceront. La mer est-elle du même bleu si personne ne la regarde et n’y plonge ses rêves ? Il n’y a que toi pour improviser une marelle géante dans l’espace métamorphosé de tes rires. Ta présence est si subtile que seul mon regard la perçoit.

 

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Aquarium

 

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Textes : Isabelle Pariente Butterlin

Photos : Louise Imagine

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