De là où nous sommes

De là où nous sommes, je vois trois possibilités, seulement trois ; on suit les horizontales, on part vers la mer en suivant la tranquillité que nous donne le sol, on va rejoindre la plage pieds nus pour sentir sa douceur remonter jusque dans notre colonne vertébrale, on s’allonge dans le sable doré, et on se réchauffe à lui avant d’entrer dans les vagues, ou, deuxième possibilité, on prend une traverse oblique, et advienne que pourra, on verra bien où on arrive, on verra bien comment le geste se termine, évidemment la possibilité est un peu bancale mais elle est intéressante parce qu’on ignore si on arrive dans le ciel ou dans les vagues, ou alors, enfin, on suit l’azur et on abandonne toute pesanteur à ce qu’elle est, on zèbre l’espace de nos rires, on laisse le vent se jouer des pantins que nous sommes et ré-articuler nos pensées. J’ai vu les hirondelles le faire, le soir.

De toutes façons, il est grand temps de plonger dans la couleur.
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De là où nous sommes

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Textes : Isabelle Pariente Butterlin

Photos : Louise Imagine

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